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Le service France Victime 51

France Victimes 51

Être écouté, informé et accompagné

Depuis 1989, France Victimes 51 accompagne les personnes victimes d’infractions pénales sur l’ensemble du département de la Marne. Service du MARS, agréé par le ministère de la Justice et membre du réseau national France Victimes, il met son expertise au service des victimes afin de leur offrir un accompagnement personnalisé, gratuit et confidentiel.

Être victime d’une infraction peut avoir des conséquences durables sur la vie personnelle, familiale, professionnelle ou sociale. Au-delà de l’événement lui-même, les démarches administratives et judiciaires, les difficultés psychologiques ou les conséquences matérielles peuvent fragiliser les personnes concernées.

Notre mission est d’accueillir, d’écouter, d’informer et d’accompagner chaque victime afin qu’elle puisse faire valoir ses droits, retrouver des repères et avancer dans son parcours de reconstruction.

Notre équipe réunit des juristes, des psychologues et des travailleurs sociaux qui travaillent en étroite collaboration avec les juridictions, les forces de sécurité intérieure, les établissements de santé, les collectivités territoriales et l’ensemble des partenaires du territoire.

Un accompagnement accessible à tous

France Victimes 51 s’adresse à toute personne estimant avoir été victime d’une infraction pénale, qu’elle soit majeure ou mineure. Les proches peuvent également bénéficier d’un accompagnement lorsque les conséquences de l’infraction les affectent directement.

L’accompagnement est proposé indépendamment du dépôt de plainte, de l’identification de l’auteur des faits ou de l’engagement d’une procédure judiciaire. Chacun reste libre de ses choix et avance à son rythme, avec le soutien de professionnels formés à l’aide aux victimes.

Des réponses adaptées à chaque situation

Le service intervient auprès des victimes de toutes les infractions pénales, notamment en matière de violences conjugales et intrafamiliales, violences sexuelles, violences physiques ou psychologiques, harcèlement, menaces, atteintes aux biens, accidents de la circulation constituant une infraction, homicides ou tentatives d’homicide, plus largement, toute personne confrontée à une infraction pénale.

Selon les besoins de chacun, l’accompagnement peut comprendre :

  • une écoute et un soutien immédiat ;
  • une information sur les droits et les procédures ;
  • un accompagnement dans les démarches administratives et judiciaires ;
  • un suivi psychologique ;
  • un accompagnement social ;
  • une préparation aux audiences et aux différentes étapes de la procédure ;
  • une orientation vers les partenaires spécialisés lorsque la situation le nécessite.

L’objectif est de proposer une réponse globale, prenant en compte l’ensemble des conséquences de l’infraction.

Une présence sur tout le département de la Marne

Afin de garantir un accès de proximité à toutes les victimes, France Victimes 51 est présent sur l’ensemble du département.

Nos équipes interviennent dans les Bureaux d’Aide aux Victimes des tribunaux judiciaires de Reims et de Châlons-en-Champagne, à l’Unité Médico-Judiciaire de Reims, dans plusieurs commissariats et brigades de gendarmerie ainsi que dans différents lieux d’accès au droit et structures partenaires.

Cette organisation permet d’assurer une prise en charge rapide et coordonnée, au plus près des besoins des victimes.

Une attention particulière portée aux enfants victimes

Les enfants et les adolescents bénéficient d’un accompagnement spécifiquement adapté à leur âge et à leur parcours.

Parce qu’un enfant victime ou exposé à des violences n’exprime pas toujours sa souffrance par les mots, nos psychologues proposent des suivis individuels ainsi que des prises en charge thérapeutiques adaptées. Lorsque cela est nécessaire, l’accompagnement est réalisé en lien avec les magistrats, les établissements scolaires, les services de protection de l’enfance et les professionnels de santé afin de garantir une prise en charge cohérente et sécurisante.

Un accompagnement renforcé pour les victimes de violences

Les violences conjugales et intrafamiliales représentent une part importante de notre activité.

Nos équipes accompagnent les victimes dans leurs démarches, évaluent leurs besoins de protection en lien avec l’autorité judiciaire et assurent, lorsque cela est décidé par les magistrats, le suivi de dispositifs de protection tels que le Téléphone Grave Danger (TGD).

La Maison des Femmes

Depuis 2021, France Victimes 51 porte également la Maison des Femmes de Reims, un lieu unique d’accueil, d’écoute et de prise en charge destiné aux femmes et aux enfants victimes de violences.

Juristes, psychologues, médecins et travailleurs sociaux y proposent un accompagnement coordonné afin de répondre aux besoins des victimes dans un même lieu.

Une attention particulière est portée aux enfants co-victimes grâce à un accompagnement psychologique adapté et à des ateliers thérapeutiques

Créée en 2021 et portée par le MARS – France Victimes 51 en partenariat avec le CHU de Reims, la Maison des Femmes constitue aujourd’hui un dispositif majeur de l’association.

Pensée comme un lieu unique d’accueil, de soins et d’accompagnement, elle s’adresse aux femmes victimes de violences ainsi qu’à leurs enfants. Son ambition est de réunir, en un même lieu, les compétences nécessaires pour répondre aux conséquences multiples des violences, qu’elles soient médicales, psychologiques, sociales ou juridiques.

Chaque femme est accueillie dans un environnement confidentiel, sécurisant et bienveillant où elle peut bénéficier d’un accompagnement personnalisé, respectueux de son rythme et de ses choix.

La force de la Maison des Femmes repose sur la complémentarité des professionnels qui y interviennent. Juristes, psychologues, travailleurs sociaux, médecins, sages-femmes, conseillère conjugale, avocate, diététicienne et partenaires institutionnels travaillent ensemble afin de construire un parcours coordonné, limitant les déplacements et évitant aux victimes de devoir répéter leur histoire auprès de multiples interlocuteurs.

La Maison des Femmes constitue également un lieu de reconstruction. Au-delà des consultations individuelles, elle propose des groupes de parole, des ateliers de sophrologie, des ateliers mère-enfant, des ateliers cuisine, des activités artistiques et culturelles ainsi que des actions favorisant l’estime de soi, le lien social et le retour vers l’autonomie.

Une attention particulière est portée aux enfants co-victimes des violences. Des espaces et des accompagnements spécifiques leur sont dédiés afin de prendre en compte leurs besoins, soutenir le lien parent-enfant et favoriser leur reconstruction.

Au fil des années, la Maison des Femmes est devenue un acteur incontournable de la prise en charge des violences faites aux femmes dans la Marne. Elle illustre la volonté du MARS de proposer une réponse globale, coordonnée et profondément humaine aux personnes victimes de violences.

Les intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie

Les missions de l’intervenant social en commissariat ou gendarmerie se déclinent selon différents temps d’interventions.

  • L’accueil

Il s’agit d’un accueil social, et non de l’accueil des plaignants tel qu’il est envisagé par les fonctionnaires de police. Nous restons bien inscrits dans nos missions, en offrant une prestation complémentaire à celle des policiers.

La proposition aux personnes en détresse ou en difficulté se présentant en commissariat à la recherche d’un lieu et d’un temps de parole qui leur soient propres, c’est-à-dire qui sortent des objectifs procéduraux de l’institution, permet d’utiliser et le lieu et le temps de leur demande pour soutenir une dynamique adaptée en terme social.

Le franchissement du seuil du commissariat n’est pas anodin et suppose d’avoir subi une atteinte, quelle qu’elle soit (violences, conflits, urgence vitale…). Il est alors essentiel d’accueillir la personne dans un lieu calme où les notions d’accueil social lui permettront d’évoquer ses difficultés et d’adapter globalement le panel des réponses.

  • L’écoute

L’écoute active, élément fondamental de la relation d’aide, s’élabore dans des entretiens duels. L’intérêt est de travailler avec la personne accueillie la verbalisation des affects suite à un événement subi (qui peut se révéler potentiellement traumatique), de traduire avec des mots le ressenti de l’accueil, de l’aider à construire sa stratégie d’actions mettant en balance diverses solutions.

Cette écoute ne se veut pas thérapeutique, même si elle doit être empathique et contenante ; empathique pour entendre la souffrance des personnes, et contenante afin de faciliter une verbalisation première du vécu subi

  • L’action

Selon l’évaluation sociale partagée avec la personne accueillie, l’intervenant social dispose de ressources du fait de sa place et sa fonction au sein du commissariat, pour mettre en place des actions concrètes. Il peut reposer les droits et devoirs de la personne, l’impliquant dans un acte éducatif.

Par son action polyvalente, il informe les personnes accueillies des dispositifs existants.

  • L’orientation

L’orientation des personnes reçues doit se situer dans le contexte particulier de l’interface entre les diverses instances. Elle se veut pluridisciplinaire :

    • à l’intérieur du commissariat vers les différentes structures d’accueil et de prise en charge. Par sa connaissance des procédures et de l’activité policière, l’intervenant social favorise les démarches de la personne accueillie au sein de l’institution, lui explique au mieux le sens de la démarche judiciaire et la prépare au déroulement de la dite procédure,
    • en direction des instances locales.

L’intervenant social, de par son rôle d’interface entre les diverses instances, propose à la personne accueillie des orientations vers les services de prise en charge les plus adaptés à sa problématique.

  • La facilitation du lien

Le lien entretenu avec les acteurs de terrain permet de lever les incompréhensions, de confronter les analyses, traduisant la volonté de tous de travailler en proximité. L’intervenant social aide à repositionner l’institution, «police », dans sa mission de protection des personnes, en particulier les plus vulnérables. Il permet de travailler les représentations de chacun pour une action efficiente de tous au service de la population, et d’utiliser un regard croisé pour l’appréhension de situations complexes. Cette cotraitance favorise ainsi les réponses complémentaires.

L’intervenant social se conforme aux règles éthiques édictées par le code de déontologie du travail social. Le secret professionnel est rappelé comme un élément constitutif de son action. Celui-ci garantit en premier lieu la confidentialité de l’entretien.

Le service est intégré dans le fonctionnement du commissariat, tout en gardant la souplesse nécessaire pour s’adapter aux demandes exprimées. Les personnes sont orientées avec leur assentiment vers le service lorsqu’une demande à caractère social non traitée est exprimée.

Pour orienter au mieux les bénéficiaires, les intervenants sociaux assurent un rôle d’interface au sein d’un réseau d’acteurs locaux.

Ils collaborent notamment avec les juristes et les travailleurs sociaux du Service France Victime 51 de l’association dès lors que la prise en charge doit se poursuivre. Leur collaboration se poursuit également les travailleurs sociaux du conseil général mais aussi avec les CCAS et autres services communaux, les associations caritatives et d’hébergement, les services hospitaliers et centres médico-psychologiques, etc.

Une mobilisation face aux situations les plus graves

France Victimes 51 accompagne également les victimes confrontées à des événements exceptionnels tels que les homicides, les accidents collectifs, les actes de terrorisme ou les catastrophes naturelles.

En lien avec les autorités judiciaires, les services de l’État et le réseau national France Victimes, nos équipes interviennent pour apporter un soutien immédiat, informer les victimes et leurs proches et les accompagner dans les semaines et les mois qui suivent ces événements particulièrement traumatiques.

Chaque année, plusieurs milliers de personnes font confiance à France Victimes 51. Cette confiance repose sur des valeurs qui guident chacune de nos interventions : l’écoute, le respect, la confidentialité, la proximité et la conviction que chaque victime doit pouvoir être accompagnée avec dignité, quels que soient son parcours et sa situation.

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